- 11 Juin 2001 : Assemblée Générale constitutive de l’Association pour le Partage des Traitements AntiSIDA avec l’Afrique (APTAA)
- Novembre 2002 : APTAA fournit les premiers traitements antirétroviraux (ARV) à une dizaine de patients infectés par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) suivis à la clinique Louis Pasteur de Porto-Novo (Bénin).
- En 2004 : Premier soutien institutionnel. La Fondation GSK finance un cytomètre de flux CYFLOW permettant la mesure des lymphocytes CD4 à la CLP et donc le suivi des patients vivants avec le VIH (PVVIH). APTAA finance désormais le suivi clinique, biologique et les traitements ARV d’une trentaine d’entre eux.
- Depuis Janvier 2005, APTAA a adopté de nouvelles orientations pour son programme de prise en charge des PVVIH à la CLP : Le Bénin bénéficie maintenant de financements du Fonds Mondial (Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria, GFATM). Les patients peuvent donc accéder aux ARV via l’initiative béninoise d’accès aux antirétroviraux (IBAARV), et APTAA finance désormais l’ensemble de la prise en charge des patients, à l’exclusion des ARV. Ceci inclut le suivi biologique, les consultations médicales, le programme d’éducation thérapeutique, ainsi qu’un programme de renutrition. Ainsi, APTAA qui finançait jusqu’à présent l’achat des traitements ARV d’une trentaine de patients, finance désormais la prise en charge globale de l’ensemble de la file active de la CLP, soit 250 patients, ce nombre s’accroissant en moyenne, de 15 patients par mois.
- Fin mars 2005, la CLP a été accréditée site officiel de prise en charge des PVVIH par le Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS) du Bénin. APTAA, qui a obtenu le statut d’ONG au Bénin en août 2005, souhaite renforcer son engagement aux côtés de la CLP pour qu’elle devienne un centre d’excellence dans ce domaine.
Au printemps 2006 : La file active de PVVIH de la CLP est de 300 patients, dont 250 sous ARV, et les premiers besoins à satisfaire pour atteindre cet objectif d’excellence sont :
continuer à assumer le coût de la prise en charge clinique et biologique de la file active des PVVIH suivis.
optimiser le diagnostic et le traitement des infections opportunistes.
mettre en place un programme de soutien nutritionnel pour les personnes qui le nécessitent.
renforcer l’équipe de soins, ce qui nécessite d’assurer une formation spécialisée pour un médecin et un infirmier de la CLP
renforcer le plateau technique de la clinique (notamment le laboratoire de biologie)
informatiser les dossiers cliniques des patients
assurer une mise à jour régulière des connaissances du personnel de soins de la CLP
créer un réseau de soins des PVVIH et un réseau de formation des personnels soignants au niveau du département de l’Ouémé-Plateau.
Une subvention de la Fondation GSK nous a été accordée pour accéder à une partie de ces objectifs, dont l’aide au diagnostic des infections opportunistes, l’assistance nutritionnelle d’urgence des patients gravement dénutris en début de prise en charge, ainsi que la rémunération d’un assistant social et la formation d’un médecin et d’une infirmière.
Une subvention de la Fondation Marc renforce le programme de soutien nutritionnel et psychosocial des PVVIH suivis à la CLP. Ce soutien implique, non seulement une aide alimentaire concrète sous forme de tickets-repas permettant aux patients de se procurer des repas complets et équilibrés, mais aussi un apprentissage des principes d’une alimentation saine et adaptée et d’une hygiène de vie correcte.
- Une subvention de SIDACTION nous a permis de réaliser en septembre 2005 une formation de personnel médical et soignant de centres de santé secondaires dans le but de favoriser le dépistage et la prise en charge décentralisée.
- Une subvention du Conseil régional de Franche-Comténous soutient dans notre programme de prise en charge clinique et biologique des PVVIH suivis à la CLP, en plus des dons des adhérents qui y sont normalement affectés.
D’autre part, un partenariat entre secteur public et secteur privé a été instauré en novembre 2006 entre le GIP ESTHER et APTAA /CLP. ESTHER (Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière en Réseau), est une initiative du gouvernement français permettant des jumelages entre structures hospitalières publiques françaises et des hôpitaux de pays en développement. Ce partenariat permettra la mise en œuvre des objectifs suivants :
création d’un réseau de formation des personnels soignants afin de décentraliser la prise en charge, avec un accent particulier sur l’éducation thérapeutique, activité mise en place depuis plus d’un an à la CLP, et l’aide à la nutrition
mutualisation et renforcement des moyens techniques, avec en particulier, équipement du laboratoire
- informatisation des dossiers patients.
Notre volonté est de poursuivre notre action au cours des prochains mois et années qui vont voir se poursuivre l’augmentation de la file active des PVVIH. Ce programme permet aux PVVIH d’accéder gratuitement à des soins de qualité. Il a en effet été montré que la gratuité est une condition indispensable du succès de la prise en charge thérapeutique des PVVIH, en Afrique comme en France d’ailleurs : elle permet d’éviter les interruptions de traitement dues à l’incapacité des patients à s’acquitter de leur contribution au coût des médicaments Or les interruptions de traitement mettent en péril l’efficacité des traitements du sida, tant à l’échelon individuel que collectif en raison des risques de résistances auxquels elles s’exposent.